Comme vous avez pu le lire dans cette précédente chronique, Step Up Love Story ne m’avait jusqu’à présent pas convaincu. En toute franchise, si j’ai acheté le premier tome à sa sortie, c’était plus pour « évaluer » la plastique de Yura que pour essayer de comprendre le fonctionnement d’un couple. Mais, passé ce cap, à quoi bon acheter les volumes suivants s’ils se ressemblent tous. D’autant que le dessin d’Aki Katsu n’est pas des plus aguicheurs. J’ai pourtant poursuivi le manga, espérant naïvement que le niveau allait remonter.

Et ce jour (béni ?) est peut-être enfin arrivé. Jusqu’à présent, nous avions à faire avec ce titre à une succession de coucheries légitimes d’un couple de jeunes mariés inexpérimentés qui se découvrent. Et bien que l’on ait pu apprécier la profondeur de la chose à maintes reprises, tout cela restait bien creux. Mais dans ce volume 6, Yura, qui était restée très effacée depuis le départ, commence à prendre des initiatives personnelles pour son propre bien. Voilà enfin une évolution salutaire dans ce manga !

D’autant qu’elle ne va pas s’arrêter là. Forte de sa modeste mais néanmoins bien présente expérience, elle va devenir un moteur pour sa nouvelle voisine qui n’a pas fait l’amour avec son mari depuis plus d’un an. Un comble quand on sait que Yura et Makoto ne peuvent s’empêcher de le faire à plus de quatre pages d’intervalle. Jun, la soeur de Makoto, va faire son retour pour entrer elle aussi dans le monde merveilleux de la sexualité. La grande famille de Step Up Love Story s’agrandit et ça n’est pas un mal car, à rester trop concentré sur le couple principal, on aurait fini par tourner en rond.

En définitive, ce volume 6, bien que fidèle aux précédents, ramène un peu de sentiments et de diversité dans un univers qui, pour l’instant, n’était fait que de sexe et de sondages plus anecdotiques que réellement instructifs. Le véritable potentiel du titre serait-il sur le point de se révéler ? Mystère…

Chronique publiée le 22 décembre 2004
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