Suite à une campagne très importante de la part de l’éditeur Glénat, Say Hello To Black Jack a pu bénéficier d’une exposition médiatique très favorable. Malheureusement, comme souvent quand on est trop mis en avant, les retombées se révèlent très tranchées. Dans les principales critiques que j’ai pu relever lors de mes périgrinations, le manque d’objectivité du titre et de réflexion sur le fond de la pratique médicale japonaise arrivaient en tête du classement. Attendons de voir si la suite du manga y répondra.

Car ce volume 3, bien que très différent des deux précédents, n’est pas une réponse à ces attaques. Ici, Saîto, le jeune « héros malgré lui » du titre, se retrouve propulsé dans le service de réanimation néo-natale. On a là à faire à un tome plus humain, plus tourné vers la pratique de la médecine quel que soit le pays où l’on se trouve et moins révolté contre le systême japonais. Des vacances en quelque sorte pour le jeune interne. Gageons que le retour à une vie plus militante se fera dans le prochain volume.

Chronique publiée le 09 novembre 2004
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