« Il n'est pas question que j'abandonne une amie !! »

A l’heure actuelle, 32 volumes de One Piece ont été publiés sur le sol français mais, ayant commencé le manga en retard, ma lecture s’est pour l’instant arrêtée sur ce tome 23. C’est celui-ci dont j’ai souhaité vous parler aujourd’hui car il clôture un arc narratif d’une densité très importante, le premier depuis que Luffy et ses amis sont entrés sur la route de tous les périls : la libération du royaume d’Alabasta. Il aura fallu environ 10 volumes aux pirates pour accomplir cet exploit puisque c’est sur l’île Whisky Peak qu’ils rencontrèrent la princesse Vivi pour la première fois, île sur laquelle ils débarquèrent à la fin du tome 12.

Même après autant de pages et de lecture, l’intérêt de One Piece reste le même. Comme pour beaucoup de shônen, l’objectif est affiché depuis le départ : Luffy souhaite devenir le Seigneur des pirates et il y parviendra probablement. Le tout est de savoir comment. Clairement, dans un shônen, le voyage est plus important que la destination. Et, là, de nombreux détours sont au programme, pour notre plus grand plaisir.

L’aventure que constitue One Piece est d’une richesse incomparable et le design des personnages toujours aussi recherché et délirant. La démesure est constamment de la partie mais étrangement, perdue dans la masse des incohérences propres au genre, tout passe très bien. Au Japon, le manga d’Eiichiro ODA est souvent présenté comme le digne successeur de Dragon Ball. Il tient tout à fait la comparaison mais j’aurais tendance à prétendre que l’élève a dépassé le maître tant la diversité des univers et l’intérêt de la quête sont plus élaborés que dans le manga d‘Akira TORIYAMA. Le public français l’a bien compris puisque One Piece est un manga qui marche très bien et si vous ne vous êtes pas encore laissé tentés, surtout ne soyez pas freinés par le nombre de volumes, l’aventure vaut le sacrifice !

Chronique publiée le 14 mai 2006
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