« Si je revois tout le monde, je me laisserai sans doute cajoler de nouveau »

Voilà déjà 6 mois que nous n’avions pas eu notre dose de Nana, drogués que nous sommes par l’oeuvre exceptionnellement sensible d’Ai Yazawa. Voilà déjà 6 mois que je n’avais pas parlé de Nana sur Mangaleera. Cette erreur est maintenant corrigée.

Maintenant que nous avons rattrapé le rythme de parution japonais, les prochaines volumes risquent de se faire attendre un petit peu. Quel dommage ! Bien que la tendance ait été annoncée depuis plusieurs tomes, force est de constater que ce volume 12 affirme clairement le changement d’orientation du titre. Alors que l’histoire débute avec une vision du futur de Nana Komatsu et de sa fille Satsuki (et non pas Sachiko comme elle souhaitait l’appeler) où Nana Osaki est cruellement absente, il est impossible de ne pas sombrer dans l’inquiétude à son égard. D’autant plus que les longs monologues du narrateur, Nana Komatsu qui a semble-t-il définitivement remplacé Nana Osaki à ce poste, sont empreints d’une profonde nostalgie. Ce fait n’est effectivement pas nouveau mais il est étonnamment présent au jour de ce nouveau pan de l’histoire.

Après ce petit aperçu du futur, nous retrouvons le présent du manga et les deux Nana se retrouvent enfin sous les feux d’artifices annuels de Tamagawa. Hachiko est toujours en train de pleurer après avoir enfin pris conscience qu’elle avait définitivement perdu Shoji. Mais, sa peur de revoir Nobu risque à nouveau de mettre un frein à ces retrouvailles tant attendues. Encore une fois, la vie de Nana est compliquée, qu’elle s’appelle Komatsu ou Osaki.

Ce volume 12 est à l’image du titre dans sa globalité : nostalgique, heureux et triste, limpide et tortueux. En tout cas, il vous sera impossible de débuter Nana à ce moment-là de l’histoire, mais si ça n’est pas encore fait, dépêchez-vous de rattraper votre retard avant la sortie du volume 13.

PS : Seul énorme regret de ce volume, la piètre qualité d’impression de nombreuses planches en basse résolution et qui gâche beaucoup le plaisir de lecture tant la différence est flagrante. Racheter Tonkam aurait-il donner de mauvaises habitudes à Delcourt ?

Chronique publiée le 17 décembre 2005
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