« Tu ne voudrais pas passer la nuit avec moi ? »

Quel amateur éclairé n?a aujourd?hui jamais entendu parler de Ken AKAMATSU, auteur entre autres de Love Hina ? Voguant sur le succès de sa série fétiche, son éditeur français, j?ai nommé Pika, publie en cette fin d?année une histoire courte du spécialiste de la comédie assaisonnée de « fan service ». My Santa raconte l?aventure délirante d?un jeune garçon prénommé Santa. Son prénom lui vient de Santa Claus, le Père Noël en anglais, car il est né le jour de Noël. Très solitaire, Santa va voir débouler dans sa vie un soir de 24 décembre une jeune fille tout aussi délurée que maladroite : un Père Noël, Mai.

Le titre de ce manga est donc une association des prénoms des deux protagonistes principaux : Mai et Santa. Et c?est bien là la seule trouvaille de cette histoire. Sans vouloir paraître insensible à la beauté des fêtes de Noël, force est de constater qu?une fois encore Ken AKAMATSU nous propose un manga léger, très léger, voire trop. Difficile d?approfondir le sujet en 52 pages il est vrai, mais avec une moyenne d?une petite culotte toutes les quatre pages, l?auteur marque un nouveau record dans son histoire.

Tout n?est cependant pas si sombre au pays de Santa. Le thème central de ce one shot traite de la solitude que rencontrent beaucoup de japonais le soir de Noël, fête habituellement réservée aux amoureux au Japon (tradition très différente de la nôtre). En cela, My Santa exprime un véritable sentiment de compassion à l?égard de ces âmes solitaires, derrière des allures de manga léger.

Malgré cet aspect hautement qualitatif, je ne conseillerai pas ce titre à tous sans son prix attractif. Pika a eu la charmante idée de nous offrir cette histoire courte pour la modique somme de 1,50 ?, et ce pour une édition d?assez bonne qualité, dans la moyenne des réalisations de l?éditeur. Que vous soyez donc fan de Ken AKAMATSU ou que vous découvriez son univers, My Santa peut être un investissement intéressant pour ces fêtes de fin d?année. Quoi qu?il en soit, Joyeux Noël à tous? avec un peu d?avance.

Chronique publiée le 05 décembre 2006
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