Attention, spoilers !
Les paragraphes qui suivent peuvent révéler des éléments importants de l'histoire.
Ne poursuivez pas votre lecture si vous ne souhaitez pas connaître avant l'heure le déroulement des manga concernés.

Air Gear – Vol.10

Les Kogarasu Maru ont enfin vaincu les Behemoths après une série de combats acharnés. Ils rentrent sur leurs territoires en héros et commencent à réfléchir à installer une base permanente pour assurer la protection de leur zone. Une rencontre très inattendue avec le propriétaire de la boutique mythique du Grand Slum (voir le Trick n°5 dans le premier volume) qui va ouvrir à la bande d’Ikki les secrets de leur collège. Mais c’était sans compter sur Simca l’hirondelle qui commence à s’intéresser de près au tout jeune gang…

Air Gear poursuit sur sa lancée avec un dessin toujours plus précis, toujours plus aguicheur et toujours plus dynamique. Dommage que le scénario ne suive pas toujours la même tendance. Comme pour beaucoup de shônen, Oh ! Great multiplie les anecdotes, les points de détails et construit son histoire autour d’eux, ce qui donne une structure narrative très instable. Nous sommes par chance encore assez loin du fouillis Death Note mais le Tropaion et toute la mythologie qui semble tourner autour commence à créer une nébuleuse relativement opaque dont il serait judicieux de sortir rapidement. Quoi qu’il en soit, Air Gear est un manga survolté qui apporte son lot de sensations et d’humour, ce qui en fait un très bon shônen.

City Hunter – Vol.16

Dans ce volume, Ryo devient l’objet d’un pari douteux entre Umibozu et… sa fiancée ! Pas tout à fait ceci dit. Le pari porte sur le fait que la jeune prétendante devra arriver à toucher City Hunter d’une balle à encre si elle souhaite épouser le mercenaire, qui cherche farouchement quant à lui à conserver son statut de célibataire. Bien entendu, et contrairement à ce que pensait Ryo, la jeune femme est une beauté sans pareille (merci Tsukasa Hôjo) et, confiant, il ira jusqu’à l’inviter à dormir chez lui. Le pervers mokkori Ryo Saeba y voit une chance de séduire la belle. Cette dernière pense bien entendu à remporter son pari. Kaori et Ryo ne sont évidemment pas au bout de leur peine. Une sorte de « Belle et la Bête » revisité version Shinjuku.

L’histoire de City Hunter n’est évidemment pas inédite puisque le manga a plus de vingt ans. Rappelons si nécessaire que l’édition de luxe proposée par Panini Comics a été conçue au Japon pour commémorer cet anniversaire. Ceci dit, même sans inédit, relire les aventures du loup mokkori de Shinjuku est toujours autant un régal pour les yeux et la bonne humeur. Si vous vous êtes lancés dans l’acquisition de cette très belle édition collector, poursuivez sur votre lancée, les tomes suivants sont encore plus drôles.

Chronique publiée le 30 juin 2008
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