Attention, spoilers !
Les paragraphes qui suivent peuvent révéler des éléments importants de l'histoire.
Ne poursuivez pas votre lecture si vous ne souhaitez pas connaître avant l'heure le déroulement des manga concernés.

Death Note – Vol. 9

Depuis quelques volumes déjà, L n’est plus. Light Yagami a dès l’ors pris sa place et livre un combat intellectuel acharné avec ses successeurs : Mello et Near. Alors que les ténors des mafias et le Président des Etats-Unis d’Amérique ont été éliminés par Kira, le pays déclare alors reconnaître l’autorité de ce dieu en devenir et insaisissable. Les passions s’enflamment et l’épilogue semble approcher.

Véritable blockbuster à sa sortie, Death Note s’essouffle sur la durée d’autant qu’il est particulièrement difficile de suivre l’histoire sans perdre le fil. Les réflexions de Light/Kira et son double (triple ?) jeu ne facilitent en rien la compréhension des très (trop ?) longs dialogues qui parsèment les planches de ce manga. Il est de même très difficile de s’identifier à un personnage principaux, quel qu’il soit, puisque tous ou presque dénués d’humanité. La série en devient à chaque chapitre aussi froide que les coeurs de ses protagonistes. Dommage ! Heureusement, la fin est proche.

Negima ! Magister Negi Magi – Vol. 13

La tournoi d’arts martiaux de la Fête de Mahora touche à sa fin après trois volumes bourrés d’adrénaline. Alors que le volume 12 s’était attardé sur le passé d’Asuna, ce tome-ci se recentre sur Negi avec une perspective pour le petit magicien de rencontrer son père lors de la finale du tournoi.

A la différence de Love Hina où l’intrigue était essentiellement tournée sur la relation entre Naru et Keitarô, Negima s’oriente vers une narration plus éclatée et creuse le passé de la majorité des protagonistes principaux. On y apprend à connaître presque chaque membre de la classe du petit magicien. Cependant, ce choix n’a pas que du bon. Même si le titre gagne en longueur (nous sommes au volume 13 et probablement encore loin de la fin alors que Love Hina s’était arrêté au n°14), il perd également en cohérence. Qui est encore capable de retrouver le fin d’Ariane dans ce meltin pot d’histoires toutes aussi liées qu’indépendantes. Il aurait probablement été préférable de se consacrer presque essentiellement au passé et au lien mystérieux qui semble rapprocher Asuna et Negi.

Suzuka – Vol. 7

La ronde des prétendantes recommence et Suzuka revient sur le devant de la scène. Alors que le tome 6 était consacré à la relation entre Yamato et Honoka, les deux tourtereaux profitent de ce septième volume pour rompre. Honoka est toujours amoureuse de Yamato mais ne peut supporter que ce dernier ait encore des sentiments pour Suzuka. Un triangle amoureux somme toute banal, à la japonaise. Yamato est cependant plus déterminé et son expérience ratée avec Honoka semble lui avoir donné plus d’assurance et d’expérience.

Manga polygonal et sentimental, Suzuka continue de suivre sa route. Le titre reste léger mais garde sa fraîcheur et sa simplicité, qui contribuent à rendre sa lecture agréable. Pour l’apprécier, comme toutes les comédies romantiques à la japonaise, il vous faudra un côté fleur bleue. Mélange typique de shojô et de fan service, ce manga peut cependant être lu par tous, du moment qu’on ne se limite pas à des combats sanglants pour aimer lire.

Chronique publiée le 23 juin 2008
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