Attention, spoilers !
Les paragraphes qui suivent peuvent révéler des éléments importants de l'histoire.
Ne poursuivez pas votre lecture si vous ne souhaitez pas connaître avant l'heure le déroulement des manga concernés.

Remember

Premier manhua de Benjamin publié chez Xiao Pan, Remember change radicalement la donne par rapport à Orange, autre titre de l’auteur chroniqué précédemment.

Remember traite du monde de la bande dessinée chinoise, de la dérive des éditeurs mais aussi et surtout d’amour. Le scénario nous emmène dans le quotidien de deux jeunes chinois dessinateurs de BD mais empruntant des parcours totalement opposés. Le premier, idéaliste, ne veut pas se vendre aux sirènes de l’édition commerciale et se tient à ses principes dans une vie relativement précaire. La deuxième, ancienne auteure publiée, a décidé de revenir vers des métiers plus conventionnels après s’être rendue compte qu’elle ne pourrait probablement jamais vivre de sa passion. Entre ces deux personnages existe une histoire d’amour compliquée, ni vraiment partagée, ni vraiment à sens unique.

Plus léger sur le fond que ne l’est Orange, ce manhua nous entraîne dans un monde à la fois réaliste dans ses situations et totalement onirique dans sa forme grâce à une patte graphique originale, qui mêle force et dynamisme. Loin du format traditionnel du manga, plus proche d’une BD traditionnelle telle que nous les connaissons en Europe aujourd’hui, Remember ne conviendra pas à tous mais mérite largement qu’on s’y intéresse.

Dofus Monster – Le Chevalier Noir

Troisième volet de la série Dofus Monster, Le Chevalier Noir illustre une fois de plus les craintes dont je parlais la semaine dernière lors de ma lecture du deuxième volume. Cette fois-ci, la charge a été confiée à l’équipe du manga Dofus de nous conter la vie d’un personnage trouble, le Chevalier Noir, et de ses frères.

Les défauts de la série « originale » se retrouvent inévitablement dans ce one shot. Un dessin très approximatif, un scénario bien construit dans la narration mais totalement creux, etc… Les fans du jeu et du personnage y trouveront probablement leur compte, mais, presqu’entièrement étranger à l’univers Dofus, je n’ai pas réussi à me sentir concerné par l’histoire qui m’était racontée. Un sentiment d’inachevé et une qualité générale très brouillone n’ont pas contribué à améliorer l’image de cette série de one shot pourtant prometteuse au vu du premier volume dédié au Chène Mou.

City Hunter X

Non, il ne s’agit pas d’un volume pornographique des aventures de City Hunter, le manga original n’en a pas besoin et a déjà placé la barre très haut dans ce domaine. Ce tome X est en réalité un volume spécial de l’édition de luxe de City Hunter publié conformément à l’édition japonaise sous la forme d’un art book récapitulatif. En effet, il regroupe un grand nombre d’illustrations parus au fil des pages de la première moitié du manga dans sa réédition collector.

Vendu au même prix et utilisant le même format que l’édition de luxe publiée par Panini Comics, City Hunter X est un art book à part. Plus petit que ses équivalents traditionnels, moins cher, il n’en est pas pour autant de moins bonne qualité. Les illustrations couleur sont imprimées sur du papier brillant de fort grammage et la qualité du trait de Tsukasa Hojô rejaillit sans mal. Pièce à part entière de l’édition de luxe, n’hésitez pas à investir !

Chronique publiée le 16 juin 2008
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