Attention, spoilers !
Les paragraphes qui suivent peuvent révéler des éléments importants de l'histoire.
Ne poursuivez pas votre lecture si vous ne souhaitez pas connaître avant l'heure le déroulement des manga concernés.

Suzuka – Vol.6

A la fin du tome 5, nous avions laissés Suzuka et Yamato chez les parents de ce dernier juste après que Suzuka ait étonnamment accepté d’aller voir les lucioles. Le volume 6 débute donc sur ce presque-rendez-vous entre les deux lycéens. Alors que Yamato rejoue la déclaration qu’il avait prévu pour son premier amour dans la même situation quelques années auparavant, Suzuka accepte sa proposition de sortir avec lui pour immédiatement se rétracter sur le ton de la plaisanterie. La jeune femme ne semble cependant pas insensible au fait que Yamato et Honoka aient débuté une relation qui semble sérieuse.

L’histoire se poursuit sans grande originalité mais sans pour autant tomber dans les poncifs du genre. Le dessin et la mise en scène de Kouji Seo laissent transparaître des émotions palpables. Les préoccupations identitaires, sentimentales et sexuelles des lycéens y sont retranscrites avec justesse loin d’un fan service pervers comme ceux que l’on peut retrouver dans des titres aussi légers que Negima ! Magister Negi Magi. A suivre…

Yakitate Ja-pan !! – Vol.16

Le tournoi Yakitate 25 bat son plein et l’équipe de Pantasia affronte à nouveau une nouvelle équipe de Saint-Pierre après la défaite de Tsubozuka à la fin du tome 15. La deuxième manche se déroule à Saito, dans la préfecture de Miyazaki. Une nouvelle bataille culinaire s’engage contre non pas un mais trois membres du groupe de cuisiniers vedettes CMAP. Azuma et ses deux compères devront une fois de plus faire preuve de talent.

Difficile de classer un titre comme Yakitate Ja-pan !! Shônen dans l’âme, vous n’y verrez pourtant pas de violence, pas de combat, pas d’arme, puisque toute l’action se déroule systématiquement assez proche d’un four à pain. Cette histoire de boulanger pourrait tout avoir de la fresque documentaire interminable mais son auteur a su mêler pédagogie culinaire, suspens insoutenable et situations loufoques pour notre plus grand plaisir. Un titre incontournable !

One Piece – Vol.43

Le passage cataclysmique de Luffy et de son équipe sur Enies Lobby touche à sa fin. En tout cas, c’est ce que l’on s’imagine à la lecture de ce 43ème tome, toujours aussi riche en aventure et en émotions. L’équipage de chapeau de paille n’en finit plus de gagner du terrain en terrassant un à un les membres du CP9. La libération de Robin n’est plus très loin et ne pourra se faire qu’avec l’aide de Pipo, le Roi Dutir.

43 tomes et toujours autant de pêche. Que dire de plus d’Eichiro Oda. Dans une des mes chroniques précédentes, j’ai comparé (comme beaucoup d’autres avant moi) ce titre bourré de testostérone de « digne successeur de Dragon Ball« . Il n’en est rien. Dragon Ball aurait beaucoup à apprendre de ce manga titanesque, intelligent et joyeux. Une série aussi longue pourrait en refroidir certains, mais n’hésitez pas, l’investissement en vaut la peine.

Beck – Vol.23

Serait-ce le début de la fin pour Beck ? Où devrais-je dire les Mongolian Chop Squard. Alors que le groupe reçoit le clip finalisé pas Jim Walsh de leur single, Koyuki est convié à un rendez-vous secret avec Ran, patron du plus grand major japonais. Avec beaucoup de justesse, le jeune guitariste décline la proposition. Cependant, sa naïveté risque de perdre le groupe alors que le bras droit de Ran prépare une machination machiavélique pour réduire à néant leurs efforts.

La vie d’un groupe de rock en devenir ne semble pas être une mince affaire. Koyuki, Ryusuke et les autres membres de Beck souffrent tous d’une passion dévorante pour la musique et se donnent corps et âme pour leur art. Merci à Harold Sakuishi de nous transmettre leur énergie au travers d’un shônen toujours aussi fort, là où d’autres ont déjà perdu beaucoup de leur saveur. Le graphisme particulier du mangaka, pas toujours maîtrisé, ne convient pas à tout le monde mais laissez-vous emporter par la magie de « Baby Star » !

Angel Heart – Vol.23

Une fois n’est pas coutume, la majeure partie des pages de ce volume ne nous conte pas une histoire sur A-Xiang mais sur son père, Ryo Saeba, alias City Hunter. Le maître de Shinjuku reprend le devant de la scène pour quelques chapitres au cours desquels il doit assurer la protection d’une jeune hôtesse… contre elle-même. Fidèle à son style, mais pour une fois particulière discipliné, City Hunter va mener sa cliente à bon port. Il s’agît là d’un arc scénaristique court mais particulièrement juste.

Tsukasa Hôjo revient à ses premières amours en redonnant la vedette à son personnage favori tout en conservant le ton du nouveau manga. Il en résulte un Ryo Saeba plus mûr, plus sage et toujours plus fort et respecté. Quel bonheur de retrouver le grand City Hunter !

Chronique publiée le 02 juin 2008
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