« Ce n'était pas une question de vouloir mais de pouvoir. »

.hack (prononcez « dot hack ») est un projet multi-supports initié il y a quelques années dans l’archipel japonais et comprenant notamment un anime, .hack//SIGN, et plusieurs jeux-vidéo dont .hack//Infection sur PlayStation 2. .hack//Le bracelet du crépuscule en est le pendant papier, sous la forme d’un manga en 3 volumes scénarisé par HAMAZAKI Tatsuya et dessiné par IZUMI Rei.

La principale caractéristique de .hack est son contexte très particulier. Ne connaissant pas l’anime ni les jeux-vidéo, je n’ai qu’une vue d’ensemble de cet univers dont le centre est le jeu en ligne appelé The World. Dans Le bracelet du crépuscule, l’histoire débute 4 ans après un mystérieux accident qui serait survenu dans le cadre narratif de .hack//SIGN (j’ai déduit ce fait de mes maigres connaissances en la matière et ça n’est qu’une supposition personnelle). Autant dire dès le départ que les nouveaux arrivants comme moi pourraient se sentir un peu laissés pour compte. Le scénario fait de nombreuses références à un certain nombre d’anciens personnages comme Kite ou Black Rose. Et ne pas savoir qui sont ces personnages a tendance à frustrer sur la longueur.

Mais revenons au vif du sujet : .hack//Le bracelet du crépuscule. Shûgo et sa soeur Lena sont les deux protagonistes principaux de ce manga. Lena est une joueuse de The World depuis un certain temps, ce qui n’est pas le cas de son frère. Suite à un concours, ils vont chacun gagner un personnage spécial représentant un .hacker, Kite pour Shûgo et Black Rose pour Lena. Ces deux avatars semblent avoir existé à la période du fameux accident 4 ans plus tôt. Mais, nous, lecteurs, n’en saurons pas beaucoup plus. Dès son entrée dans The World, Shûgo est sauvé in extremis par le personnage d’Aura qui lui remet un bracelet mystérieux et, semble-t-il, illégal dans le monde du jeu. A partir de ce moment-là, Shûgo et sa soeur vont être les proies d’une chasse à l’homme virtuelle menée par les forces de répression de la compagnie CC, exploitant The World, l’Ordre des Chevaliers Bleus. Mais Shûgo n’aura de cesse de continuer sa route pour tenter de remercier Aura pour son geste. Tout cela serait bien simple si Aura n’était pas, en réalité, un personnage très difficile à contacter.

Si le scénario vous paraît bien compliqué après mon explication, c’est probablement parce que j’ai du combler moi-même certains vides laissés certainement à dessein par les auteurs du manga. Malheureusement, pour moi qui n’envisage pas de me procurer les autres morceaux du puzzle .hack, la lecture de ce manga aura été juste plaisante. Les personnages sont relativement plats, les événements confus car incompréhensibles sans les autres pièces et le scénario trop peu consistant. Par chance, le titre bénéficie d’un graphisme soigné et d’une édition de qualité, chose heureuse au vu du prix pratiqué par Génération Comics. En termes simples, si l’univers de .hack n’est pas une référence pour vous, passez votre chemin. D’autres manga bien plus divertissants n’attendent que vous.

Chronique publiée le 15 mai 2005
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