Le passage Ă l’annĂ©e 2009 est l’occasion pour les Editions AKAI d’inaugurer leur newsletter.
Cette communication nous permet d’apprendre la sortie du chapitre 2 de BloodKyu. C’est Ă©galement par ce biais que l’Ă©diteur annonce la suppression pure et simple du premier chapitre de Dotanuki (qui n’en comptait jusqu’alors que trois).
On est alors en droit de se demander comment s’effectue la sĂ©lection et le suivi Ă©ditorial des titres au sein de la maison AKAI. Cet Ă©vĂ©nement, très inhabituel dans le monde de l’Ă©dition, dĂ©note un certain manque de professionnalisme, de mĂŞme que la façon dont l’annonce a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e : « Alors on l’a zapper. » Un style on ne peut plus familier, sans mĂŞme parler des fautes de grammaire et d’orthographe. Difficile en voyant cela d’ĂŞtre convaincu en tant qu’annonceur professionnel de la pĂ©rennitĂ© de cette structure et de la pertinence d’investir dans une aventure pourtant vouĂ©e Ă ĂŞtre financĂ©e par la publicitĂ©.
Dernière inquiĂ©tude, la date du 5 fĂ©vrier prochain a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e pour la distribution initiale des premiers volumes reliĂ©s (en corrĂ©lation semble-t-il avec le festival Paris Manga 7). Or, le troisième chapitre de BloodKyu n’est prĂ©vu qu’Ă la date du 20 fĂ©vrier et le « nouveau » troisième de Dotanuki pour le 15 janvier. Au mieux, le premier tome reliĂ© estampillĂ© AKAI contiendra 150 pages de dessins (3 + 2 chapitres x 50 pages)… dĂ©jĂ diffusĂ©s.
Avez-vous lu les manga AKAI ? Qu’en pensez-vous ? Nous attendons votre avis.
Chronique publiée le 07 janvier 2009
par Christophe SAUVEUR





Salut Christophe. Je suis Lorenzo, le dessinateur de Dotanuki.
Effectivement, le 1er chapitre Ă Ă©tĂ© enlevĂ©. Par dĂ©cision de ma part. J’ai moi mĂŞme demandĂ© Ă Akai de redessiner le prologue et de zapper les planches non nĂ©cessaire Ă la comprĂ©hension de l’histoire, et dont je n’Ă©tais pas satisfait.
En résulte, je crois, un récit plus dense et de meilleur qualité graphique.
Merci
Lorenzo
Bonjour Lorenzo,
Je comprends votre dĂ©cision de vouloir reprendre une partie de votre histoire. La chronique ci-dessus n’est pas une remise en cause d’une volontĂ© de perfection, bien au contraire.
Cependant, les Editions AKAI sont une jeune maison d’Ă©dition et se prĂ©cipiter pour publier des histoires en devenir plutĂ´t que des histoires abouties (entendre par lĂ qui ont eu le temps de mĂ»rir dans l’esprit de son crĂ©ateur mais aussi sur le papier) n’a rien de bon. Cela donne aux Editions AKAI une image de « bricoleurs » qui ne colle pas avec l’approche commerciale qui est de sĂ©duire des annonceurs, qui en l’occurrence seront leurs seuls financeurs.
Encore une fois, face à des blockbusters comme Fairy Tail, One Piece et tous les autres titres, il faudra plus que de la gratuité pour convaincre.
Quand je vois les fautes d’orthographes et quand je lis des choses comme « Notre business-plan prĂ©voit la diffusion de 12 exemplaires par an pour un tirage variant de +/- 200 000 exemplaires par volume. », j’ai la mĂŞme impression que toi, Christophe. Annoncer 200 000 exemplaires de tirage par volume, c’est ignorer complètement la rĂ©alitĂ© du marchĂ© de la BD en France (il serait temps que certains lisent, au minimum, le rapport annuel de Gilles Ratier pour connaĂ®tre les tirages moyens des autres Ă©diteurs français).
Par contre, tu es « partenaire » de ces Ă©ditions ? (cf. la colonne de gauche du site)
J’ai du mal Ă comprendre ce que cela veut dire que ce « partenaire »
Entre nous, j’ai hâte de dĂ©couvrir l’anime low cost ^o^
Le « partenariat » en question pourrait en effet plutĂ´t s’appeler « Ă©change de liens » et ne sert Ă rien d’autre qu’Ă augmenter la visibilitĂ© de Mangaleera.
Je suis rassurĂ© de voir que je ne suis pas le seul Ă considĂ©rer que ces ambitions dĂ©mesurĂ©es ne correspondent pas au marchĂ© actuel, mĂŞme avec de la gratuitĂ©. D’autant que les moyens ne sont pas en rapport. Qu’ils rĂ©ussissent, c’est tout le mal que je souhaite aux Editions AKAI mais je ne suis pas certain qu’elles existeront toujours en 2010.