« Ça donne une idée de l'enfer ! »

Voilà maintenant deux ans que le manga Dofus, tiré de l’univers du jeu du même nom, est publié en France. Il a depuis donné naissance à deux autres manga que sont Dofus Monster, série de one shot traitant d’un monstre différent à chaque volume, et Dofus Arena, dont le premier tome paraît ce mois-ci. Le manga Dofus en est lui à son septième volume, quand des sources bien informées parlaient à ses débuts d’une publication sur quatre tomes uniquement. Qu’en est-il aujourd’hui, après plus de 1400 planches de lecture assidue ?

Du changement il y en a eu. Les personnages centraux que sont Arty et Vlad ont bien changé. Fini le jeune fermier devenu orphelin dans des circonstances tragiques et terminé le guerrier naïf que rien n’arrête. Durant leur périple, les deux héros ont pris conscience de leurs « pouvoirs », non sans mal pour le reste de la population. Mais je ne vous gâche pas la surprise, qui a notamment fait l’objet d’un cinquième volume collector avec l’apparition du ténébreux Goultard.

Malheureusement, au fil des tomes, là où les personnages gagnaient en testostérone, l’histoire perdait proportionnellement de son sens. Difficile aujourd’hui de retrouver parmi la ribambelle de personnages loufoques le fil conducteur mis en place durant le premier volume. Certes, les références détournées et l’humour décalé des auteurs laissent la porte ouverte à une lecture distrayante, mais souvent au détriment de la trame narrative. On en vient parfois à se demander ce que viennent faire au sein de l’histoire des personnages comme Sphincter Cell (croisement scatophile entre Splinter des Tortues Ninja et le jeu vidéo à succès Splinter Cell).

Si le troisième degré et la dérision ne vous font pas peur, si vous avez de bonnes références en jeu vidéo et en cinéma, Dofus est fait pour vous. En revanche, les amateurs de scénarii plus consistants devront se tourner vers des ?uvres telles que One Piece.

Chronique publiée le 19 janvier 2008
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