Ai non-stop est à Love Hina ce que Young GTO – Shonan Junai Gumi est à GTO. C’est-à-dire un manga paru au Japon avant la série à succès du même auteur et que nous, petits français, découvrons après. Pika essaie une fois encore de surfer sur la vague du succès mais, malheureusement pour l’éditeur, la magie ne prend pas.

Ai non-stop est un mélange peu réussi d’Ah! My Goddess et Vidéo Girl Ai. En effet, l’héroïne, Satie, est une intelligence artificielle développée par Hitoshi, jeune étudiant célibataire, et qui va se matérialiser devant lui en sortant de l’écran de l’ordinateur. Malheureusement pour lui, le manga n’a ni le dessin de qualité de ces deux illustres prédécesseurs ni la bonne humeur et la joie de vivre que l’on pouvait retrouver dans son successeur : Love Hina.

Et ce volume 3 n’arrange pas les choses. Les explications pour résoudre les pièges dans lesquels tombent Satie et sa « grande soeur » Tweanie (une autre intelligence artificielle matérialisée) deviennent très confuses, voire fantaisistes. D’autant plus que l’on se demande où va nous mener cette histoire à la fin des 8 volumes existants.

Le dessin ne s’améliore pas non plus. A ce titre-là, les couvertures tirée de la nouvelle édition japonaise et reprenant le magnifique trait caractéristique d’Akamastu Ken que l’on connait aujourd’hui sont trompeuses. Même s’il n’est pas repoussant, le style de l’époque n’a pas beaucoup d’originalité. Certains dessins peuvent même parfois être faux. Le trait s’affine peut-être vers la fin de la série.

Ceci dit, mon verdict n’est pas très favorable au manga. Si votre budget est limité, passez votre chemin. Si vous êtes un fan inconditionnel d’Akamatsu Ken, le titre peut avoir sa place chez vous. Pour les autres, rabattez-vous sur Magister Negi Magi, que Pika publie dans Shônen Collection, du même auteur mais succédant à Love Hina.

Chronique publiée le 06 novembre 2004
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